MAITRE ZHOU JING HONG


Né en Chine dans la ville de la grue jaune et des nuages blancs » Wuhan » il est initié très jeune, par sa famille aux arts martiaux et à la calligraphie chinoise.
Plus tard, il pratique le Qi Gong, en suivant les cours de Maître Pang He Ming fondateur du Zhi Neng Qi Gong (ZNQG.
Diplômé de son école, il enseigne le ZNQG, dans sa ville natale tout en poursuivant sa formation à l’université de Qi Gong de Pékin et à l’université de médecine chinoise de Guang Ming. Peu à peu il s’oriente dans l’étude de la philosophie traditionnelle médicale chinoise et étudie les textes classiques : Yi King, Tao Te King et Huan Di Nei Jing.

Vivant en France depuis 1989, il enseigne le ZNQG à Paris et en province. Son souhait est de nous faire partager les richesses de cet art de vie.

Son enseignement et sa pédagogie peuvent se résumer à la pratique approfondie des principales méthodes ainsi que les méthodes complémentaires. Il représente l’une des mémoires de ce style de Qi Gong en le transmettant dans toute sa cohérence. Il représente le trait d’union authentique entre une culture ancestrale et la pratique du Zhi Neng Qi Gong suivant son fondateur, Maître PANG He Ming.

L’intérêt grandissant des Occidentaux pour cette pratique, le conduit à créer en 2002 avec le Dr Jean BECCHIO (médecin attaché des hôpitaux de Paris, Président fondateur de l’Association Française d’Hypnose Médicale) une 1ère formation pour futurs enseignants.

Depuis 2006, il anime cette formation suivant sa propre école afin d’approfondir la pratique et la théorie du  ZNQG suivant sa spécificité. Depuis 2004, il anime également à Paris des stages de formation sur l’étude du Zhou Yi (Yi King, livre des transformations) ainsi que du Dao De Jing (ouvert à tous). En Mai 2009, il sort une très belle traduction du Dao De Jing de Lao Tseu. Traduction qui se veut simple, clair, facile à comprendre, comme le Zhi Neng Qi Gong.

Maître ZHOU Jing Hong siège au Comité Technique en AEC (Art Énergétique Chinois) à la Fédération Française des Arts Énergétiques et Martiaux Chinois (Faemc)

Calligraphe, artiste peintre, il expose à Paris et en Province.

EXTRAITS DE DISCUSSIONS ENTRES ELEVES ET MAITRE ZHOU

Profitant de la spontanéité et de la surprise des débutants mis d’emblée en situation de Qi Gong, Maître Zhou propose de répondre à quelques-unes de leurs questions.

Dans la pratique du Qi Gong, les mouvements sont-ils toujours aussi lents ? Je trouve le temps un peu long et j’ai beaucoup de difficultés à me concentrer. Est-ce normal ?

Pour répondre à ces questions, il est nécessaire que je vous explique pourquoi les mouvements sont très lents. Le mouvement que l’on effectue s’appelle Qi Gong. Qi pour énergie, Gong, pour travail, c’est à dire travailler avec l’énergie. Lentement ou bien rapidement ce n’est pas vraiment une question pour le Qi Gong. La bonne question se situe plus à ce niveau : le mouvement est-il accompagné de l’énergie ou pas ? Quand nous pratiquons lentement, l’énergie arrive bien. Autrement dit, nous ressentons l’énergie, nous sentons quelque chose se passe autour de nous et peut être aussi en nous. Si nous allons trop rapidement, il reste seulement l’exercice du corps. Ce n’est plus du Qi Gong. Et si vous vous concentrez bien avec l’énergie vous pouvez trouver votre rythme personnel, soit plus lent, soit plus rapide. Ca dépend de chacun.

Je ne sens pas que je pratique lentement. C’est ce rythme qui s’impose à moi. En fait, ce n’est pas la question de la vitesse qui est intéressante. C’est surtout la question de : est-ce que l’énergie est apportée par le mouvement, oui ou non ? Prenons, par exemple, la 1ère méthode « Peng Qi Guang Ding Fa », nous pouvons la faire en un quart d’heure, ou trente minutes, voire une heure. A mon avis quinze minutes, c’est peut-être trop rapide mais si l’énergie accompagne le mouvement, pourquoi pas. Une heure, c’est un peu trop long et pourtant la sensation de l’énergie, c’est sûr, dans ce cas est formidable. Alors trente minutes, finalement, c’est le juste milieu !

Quand je donne cours et que nous pratiquons lentement, les élèves expriment une certaine fatigue, la lenteur les incommode et certains verbalisent un sentiment d’ennui. Dois-je accélérer le rythme, alors ?

Dans la vie quotidienne, le rythme déjà est très rapide. Le résultat est qu’il y a de plus en plus de stress et bien d’autres troubles. A des fins d’équilibre, les gens se joignent à nous pour pratiquer le Qi Gong. Si nous nous exerçons à la même vitesse que celle de la vie trépidante, quel en est l’intérêt ?

Pratiquer le Qi Gong, c’est aller à contre courant. Et donc aller à contre courant de ce stress imposé par notre vie contemporaine. Notre pouls, notre cœur battront plus lentement. L’esprit, plus calme et plus clair, s’ouvrira à ce qui l’entoure et donc l’énergie aussi. Le corps pourra trouver naturellement la posture adéquate et sa détente dans tout instant. Tout ceci sont des clefs vers la voie de la longévité.

Si nous ressentons le besoin d’aller vite, c’est peut-être parce que nous sommes déjà pris dans l’engrenage d’un rythme extérieur à nous. Actuellement, dans la vie quotidienne, nous avons l’habitude d’utiliser la manière de vivre de l’extérieur. Le Qi Gong, c’est la recherche du bien-être et le bien-être commence par l’intérieur. Oui mais, si je suis débutant, je ne sais pas ce qu’est l’énergie et je n’en connais pas la sensation, comment puis-je me concentrer dessus ?

Les débutants sont tous différents, à vrai dire tout le monde est différent. Quelques personnes sont très sensibles et d’autres moins. Chacun son avantage, chacun son inconvénient. Quelques personnes lors du premier cours, trouvent tout de suite la sensation de l’énergie, d’autres plus tard et d’autres la trouveront beaucoup plus tard. Ça ce n’est pas très important. On sent ou bien, on ne sent pas encore : l’énergie est toujours là.

Si je ne sens pas l’énergie, comment, sur quoi puis-je m’appuyer pour calmer le mental ? Quand je pratique, c’est fou comme les pensées m’envahissent, je n’arrive plus à vous suivre, je vais trop vite ou je vais trop lentement. Je n’arrive plus à me concentrer.

Si tu ne sens pas l’énergie, tu peux toujours l’imaginer. Tu images l’énergie autour de toi, dans tes mains, entre tes doigts, dans chacun des mouvements que tu fais.

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Le Ciel, la Terre et Nous

Jeudi 15 février 2007 par Zhou Jing Hong

Un maître de Qi Gong, Wei Bo Yang (vers 200 ans après J.C.), disait : « Le Sage, jamais, ne gaspille le temps pendant son existence. Il lève la tète pour observer les signes du Ciel et en tirer profit ».

Quels signes trouvait-il dans le Ciel ?

Dans l’espace, la Terre est une planète bleue azurée. Vu de notre planète, le Ciel est de la même couleur, couleur aussi de l’océan, couleur vivante. Notre planète fait partie de la Voie Lactée – ou Fleuve du Ciel – dont elle n’est qu’un grain de poussière. Elle est composée de 80% d’eau comme notre corps. Nous pouvons dire que notre corps et notre planète se ressemblent.

Dans le Ciel, il existe des milliards d’étoiles. Plus proches de nous, le Soleil et la Lune influencent notre planète et notre vie. Le Zhou Yi (Yi King) nous dit : « Le Soleil s’en va, la Lune prend sa place. La chaleur part, le froid vient. »

Le jour, la lumière, la chaleur sont yang. C’est pour cette raison que nous nous activons dans la journée. La nuit, l’ombre, le froid sont yin. C’est pour cette raison que nous nous reposons la nuit. La vie de la Planète est rythmée de la même manière ou de façon contraire. Pour nous, ce qui nous intéresse est le début du yin et celui du yang. À minuit, le yin est à son maximum ; alors, le yang commence peu à peu, va en augmentant et prend la place du yin. À midi, le yang est à son maximum. Le yin, à son tour, commence peu à peu et va en augmentant. Pour les mois, les années, le rythme est le même.

Comment utiliser ceci ? En prenant l’énergie du Ciel, mais le Ciel est si haut ! Que peut-on faire ?

Essayons de détendre notre corps, les yeux fermés en respirant doucement. Tirons l’énergie du Ciel vers nous avec notre esprit. Imaginons même que nous touchons le Ciel avec notre tête, comme si sa voûte épousait la forme de notre tête. Inutile d’insister longtemps, seulement quelques minutes. Vous aurez une sensation agréable parce que votre esprit sera lié à l’énergie du Ciel. Elle rentrera dans votre corps en le nourrissant.

N’oublions pas non plus, l’énergie de la Terre.

Depuis notre naissance, nous vivons sur la Terre. Elle est faite de nombreux paysages, riches et variés. Sans cesse, étant debout, nous évoluons sur elle. Ainsi donc, nous l’utilisons de mille manières. Et nous pouvons aussi l’utiliser pour le Qi Gong.

Debout sur la Terre, les pieds sont bien à plat : ils correspondent à l’image de notre corps. Toute la surface du dessous de pied touche la Terre et en prend l’énergie dans les profondeurs. Quelle que soit la nature de la surface, nous pouvons imaginer qu’elle est souple et que l’on peut s’y enraciner profondément. La couleur de la Terre n’a pas une grande importance. Elle est jaune en général et plus sombre que la couleur du Ciel. Nous absorbons l’énergie de la Terre par les pieds et par tout notre corps, mais sans rechercher les sensations : par exemple, ne pensez pas que l’énergie du Ciel est chaude, celle de la Terre, froide. Ce n’est pas le but. L’intérêt est d’être dans un état serein confortable à l’intérieur de soi. Touchant le Ciel avec la tête, debout sur la Terre, nous sommes le trait d’union entre eux, en harmonie. Et le Ciel yang, la terre yin sont aussi en harmonie avec nous. Vous pouvez vous imaginer comme le Petit Prince sur sa planète flottant dans le Ciel….

Image du Qi Gong, ne trouvez-vous pas ?

Stage ZNQG – Saint Antoine l’Abbaye (38)  – Juillet 2017

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